Archives mensuelles : octobre 2016

Le dernier message de Sandrine Madison

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Sam et Sandrine Madison enseignent tous deux, elle l’histoire et lui la littérature, à l’université Coburn, en Géorgie. La nuit où Sandrine succombe à un mélange de vodka et de Demerol, on peut croire à un suicide. Le comportement singulier de Sam lui vaut cependant d’être accusé du meurtre de sa femme, malgré l’absence de preuve. Aux premières heures du procès, tout est envisageable: Sam semble sincèrement effondré et, à l’entendre, Sandrine avait de bonnes raisons de vouloir mourir. Pour autant, il n’est pas impensable qu’il l’ait tuée: plusieurs témoignages éclairent l’affaire d’un jour nouveau qui ne lui est pas favorable. Les souvenirs de l’accusé, qui se déploient en contrepoint des attaques du procureur et des arguments de l’avocat de la défense, brossent un paysage conjugal d’une extrême complexité, embrouillant le jugement du lecteur. Des deux conjoints, lequel a manipulé l’autre ?
  • L’auteur :Thomas H. Cook a enseigné l’anglais et l’histoire à Dekalb (GA) Community College de 1978 à 1981, et il est secrétaire de rédaction au magazine Atlanta. Son premier roman « Blood Innocents » a été publié en 1980. Cook vit avec sa famille à Cape Cod et à New York. Il a reçu l’Edgar Award en 1996 pour « The Chatham School Affair » et le Barry Award en 2006 pour « Red Leaves ». Son roman « Les feuilles mortes » est paru en France aux éditions Folio Policier en septembre 2010.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Passionnant. On vibre avec le suspect, personnage complexe, attachant et dont la carapace se fendille au fil des lignes. Roman psychologique plus que policier : on connaît l’accusé et la victime, mais meurtre ou suicide ? Thomas H. Cook utilise les codes du genre avec défilés de témoins, soupçons d’une communauté pour des notables qui ne vivent pas tout à fait comme les autres, mais il nous livre, au final, le compte rendu d’autopsie d’un couple qui s’est trop tôt résigné. Scènes de vie conjugale et formidable dissection de la vie à deux, le romancier s’interroge et nous interroge sur ce qui fait et défait un mariage, son roman devient alors furieusement romantique et déchirant. Merveilleusement écrit, plein de références littéraires et de précisions dans le vocabulaire, ce livre est un régal pour les amateurs de bonne littérature. On y trouve certes peu d’action, mais beaucoup d’introspection et de subtilité dans l’évolution de l’intrigue. Je le recommande vivement !
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L’audience

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Dans une petite ville du Texas, une jeune enseignante, mère de trois enfants, attend en silence le verdict de son procès.Qu’a-t-elle fait pour être traînée en justice, et risquer cinq ans de prison ferme ?
    Elle a entretenu des rapports sexuels avec quatre de ses élèves, tous majeurs. Un crime passible d’emprisonnement au Texas, depuis 2003.
    Mais pourquoi l’accusée, Deborah Aunus, s’obstine-t-elle à se taire ? Pourquoi son mari, combattant en Afghanistan, se montre-t-il si compréhensif ? Pourquoi les déclarations de sa mère l’accablent-elles ? Au fil d’un récit implacable, écrit d’une pointe sèche et précise, Oriane Jeancourt Galignani tient le journal de cet ahurissant procès où la vie privée d’une femme est livrée en pâture à la vindicte populaire, et sa liberté sexuelle pointée comme l’ennemie d’une société ultra puritaine. Construit à partir d’un fait divers qui a bouleversé l’Amérique, ce huis-clos haletant donne lieu à un roman aussi cru que dérangeant.
  • L’auteure : Oriane Jeancourt Galignani est journaliste à Philosophie Magazine et au Point ainsi que pour la télévision (émissions littéraires et documentaires sur Public Sénat, reportages pour Arte). Depuis 2011, elle est rédactrice en chef Littérature du magazine Transfuge et intervient dans La Matinale sur Canal +. Elle est franco -allemande.Elle est l’auteure d’un livre sur Sylvia Plath, « Mourir est un art, comme tout le reste » (Albin Michel, 2013), remarqué par plusieurs jurys, notamment celui du Prix de la Closerie des Lilas, du Prix de la Coupole, du Prix Montalembert et du Prix littéraire Québec-France. Il fait également partie des trois romans finalistes du Prix Québec-France Marie-Claire-Blais 2015 qui sera remis en avril 2015. Elle publie « L’audience » en 2014.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Prenant appui sur une affaire judiciaire survenue en 2012, l’affaire Brittni Colleps, Oriane Jeancourt Galignani bâtit un roman dense, cru, net. Un roman de prétoire, on assiste au procès et une étude mœurs. La vie rencognée dans une petite ville texane où tout le monde se connaît et s’épie. Un roman qui écarte le portrait psychologique. Deborah, sous le poids de son crime, devient la paria de la communauté en même temps que la bête de foire : enfin il se passe quelque chose à K. ! Face à elle, une horde moraliste, et non-moins voyeuriste, la condamne d’emblée, tout en s’excitant à écouter le récit de ses frasques sexuelles. Au-delà des condamnations hypocrites de la paisible ville de K., c’est une société dans son ensemble qui est autopsiée. Deborah Aunus risque la prison pour avoir couché avec des élèves pourtant majeurs, ce qui, sans être inspiré par le bon sens, ne relève pas d’un crime.
    Le récit montre, avec une ironie amère, l’absurdité de ce puritanisme outrancier : on apprend, par exemple, qu’une journaliste couvrant le procès a beaucoup « donné de sa personne » pour gravir les échelons, ou, mieux, que le juge marié succombe aux charmes de la procureure qui veut la tête de Deborah. Ce roman est cependant pour moi une vraie déception. Je m’attendais à autre chose de la part de cette rédactrice en chef. Aucun analyse véritable des personnages. Même en avançant dans le livre, on ne sait jamais vraiment pourquoi l’héroïne (à laquelle je ne me suis pas attaché) a besoin de se complaire dans la luxure avec des étudiants. Un roman qui m’a longtemps rebuté parce que je jugeais sa crudité gratuite, hors de propos, racoleuse. J’ai failli en abandonner plusieurs fois la lecture. Je l’ai finalement apprivoisé, très lentement. Après avoir refermé le livre, je cherche encore à comprendre cette femme inaccessible et paradoxale.

L’appel de l’ange

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Dans leur téléphone, il y avait toute leur vie…
    New York. Aéroport Kennedy.
    Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
    Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…
  • L’auteur :Guillaume Musso est un écrivain français. Il est le frère de Valentin Musso, auteur de romans policiers.

    Il commence à écrire alors qu’il est étudiant. À l’âge de 19 ans, fasciné par les États-Unis, il séjourne quelques mois à New York où il travaille comme vendeur de crèmes glacées. En rentrant des États-Unis, il passe une licence de sciences économiques à l’Université de Nice, poursuit ses études à Montpellier et passe le CAPES de sciences économiques et sociales. De 1999 à 2003, il est professeur de sciences économiques et sociales au lycée Erckmann-Chatrian de Phalsbourg et formateur à l’IUFM de Lorraine. En septembre 2003, il intègre le Centre international de Valbonne où il enseignera au lycée les sciences économiques et Sociales pendant cinq ans.

    En mai 2001 paraît son premier roman, Skidamarink, un thriller en forme de jeu de piste débutant par le vol de La Joconde au musée du Louvre.

    Avec 1 710 500 exemplaires vendus en 2016, Guillaume Musso est pour la troisième année consécutive le romancier français le plus vendu. Ses livres sont traduits dans 36 langues et les ventes totales de ses romans dépassent les 18 millions d’exemplaires.

    En octobre 2009, succédant à Philippe Claudel, Daniel Picouly, François Morel, Daniel Pennac et Éric-Emmanuel Schmitt, il est l’auteur de la « dictée d’ELA », donnant le coup d’envoi de la campagne annuelle « Mets tes baskets et bats la maladie » pour lutter contre les leucodystrophies.

    En 2012, il est nommé chevalier de l’ordre des arts et lettres.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Il est tout simplement magnifique. L’histoire est tellement bien trouvé. Le jeu qui se crée entre Jonathan et Madeline est incroyable. Ils apprenent à se connaitre à travers le téléphone de l’autre. Cette histoire vous empeche de dormir ! Il faut savoir à tout prix la fin de l’histoire. Musso à fait un saut dans un autre univers et cela est très réussit ! Une comédie romantique menée sur fond de thriller. La relation à distance de Madeline, une fleuriste parisienne et de Jonathan, un restaurateur installé à San Francisco. Après s’être télescopés à l’aéroport de New York ils échangent malencontreusement leur portable. De retour chez eux, la Française et l’Américain ne peuvent s’empêcher de fouiller dans le téléphone de l’autre jusqu’à la découverte d’un secret qui les lie malgré eux…
    Musso prouve une nouvelle fois avec « L’appel de l’ange » qu’il est un auteur à succès. On imagine sans forcer l’adaptation cinématographique de cette douce comédie romantique…  Je me suis régalé de cette fabuleuse aventure qui peut arriver à n’importe qui t’entre nous. Musso est parti d’une action presque banale pour en faire tout une merveilleuse histoire surmontée d’une enquête très intéressante avec plusieurs données qui partent dans des sens différents. Je le recommande vivement !

Une victime idéale

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Dans une petite ville du Yorkshire, des femmes qui se ressemblent sont retrouvées mortes. Leur point commun : elles sont toutes blondes aux yeux bleus. Ce tueur pas comme les autres cherche en chacune de ses victimes la femme parfaite, amante soumise et ménagère accomplie, avant de les massacrer avec la plus grande cruauté. Au moment où le meurtrier se prépare à fondre sur sa future proie, Tony Hill se retrouve au cœur de l’enquête mais cette fois sur le banc des accusés. Le célèbre profiler serait-il passé de l’autre côté du miroir ? Dans ce thriller psychologique à glacer le sang, le duo formé par Tony Hill et Carol Jordan est plus que jamais mis en péril.
  • L’auteur : À 17 ans, Val McDermid est la première étudiante d’une école publique écossaise à fréquenter le St hilda’s College à l’Université d’Oxford. Diplôme en poche, elle s’engage dans le journalisme pendant une quinzaine d’années à Glasgow et à Manchester. Engagée dans les mouvements de gauche et de contestation pendant l’ère Thatcher, elle amorce en 1984 l’écriture d’un roman policier qu’elle met trois ans à achever : le succès de Report for Murder détermine sa vocation littéraire.Son œuvre, qui développe les thèses féministes et engagées de l’auteur, compte trois séries policières aux héros récurrents distincts : Lindsay Gordon, une journaliste lesbienne apparue dans son tout premier roman, partage plusieurs points communs avec Val McDermid ; Kate Brannigan, une détective privée ; enfin, le Dr Tony Hill, profiler, et l’inspectrice Carol Jordan mènent des enquêtes dans des milieux particulièrement glauques et violents. Les romans de Val McDermid sont d’ailleurs associés au Tartan noir, une conjonction stylistique entre le roman noir et la culture écossaise. Val McDermid est aussi critique de littérature policière pour la presse écrite et, s’étant toujours intéressée à l’écriture dramatique, collabore à des émissions radiophoniques de la BBC.

     

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une enquête va ramener la police dans l’existence de Carol et elle va devoir intervenir dans l’enquête de Paula mcQuintyre et de Tony à la poursuite d’un pervers qui enlève des jeunes femmes blondes qui ressemblent un peu à Carol. Tony va être accusé par la nouvelle responsable de Bradfield d’être le coupable.Comme le précédent roman l’auteure joue sur la complexité des relations entre les personnages, leur psychologie. Tony et Caroll ne se parlent plus depuis l’affaire précédente. Le rythme du livre fait qu’il donne envie de le lire d’une traite. Un très bon suspens, l’évolution des personnages est intéressante et on a hâte de voir la suite. Cette série s’avère terriblement addictive. Un style toujours percutant qui insiste sur les tourments et travers de chacun des héros sur fond de crimes violents d’un pervers destructeur. Je le recommande, il faut cependant impérativement avoir lu les opus précédents, sinon on ne peut pas goûter la saveur de ce livre et de ses personnages.

Ma cabine téléphonique africaine

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  • Le résumé de Daniel Telliez : L’histoire de Bina, postier malien, courageux et débrouillard, qui a fait de Lieve Joris son (involontaire) sponsor et lui a dédié sa cabine téléphonique, inaugure ici une série de récits consacrés à l’Afrique (Mali, Congo, Tanzanie, Sénégal), au Proche-Orient (Égypte, Syrie) et à l’Europe de l’Est (Hongrie, Pologne en compagnie de l’écrivain Ryszard Kapuscinski). Comme toujours chez Lieve Joris, on est frappé par la densité des rencontres. Sans s’attarder sur les circonstances de ses voyages, elle privilégie la compréhension des destins. Curieuse, empathique, laissant le temps la rendre familière à ses interlocuteurs, l’auteure promène un regard attentif, toujours respectueux. Elle n’est jamais dupe mais elle n’est jamais juge. Les lieux où elle fait étape sont parfois sous le choc de bouleversements violents. La survie et la débrouille sont de règle. Par ce recueil où sont rassemblés de multiples portraits, Lieve Joris nous fait saisir à quel point les gens qu’elle croise, dispersés sous toutes les latitudes, luttent pour se construire, dans un champ d’obstacles, une vie digne des pages chaleureuses qu’elle leur consacre.
  • L’auteure : Lieve Joris née le (14 juin 1953 à Neerpelt, Belgique) est un écrivain belge de langue néerlandaise qui vit aux Pays-Bas depuis les années 70. Elle s’est spécialisée dans les récits de voyage – surtout en Afrique et au Moyen-Orient.

    Ses récits décrivent avec compassion mais sans complaisance la vie souvent difficile au Congo, au Mali ou en Syrie, etc. Chaque ouvrage nous fait partager ses impressions et ses observations avec un ton lucide et engagé.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Voici de courts récits passionnants, une vraie voyageuse qui nous communique ses expériences de séjours mais pas en hôtel club ! Dans ce très beau recueil de nouvelles, l’auteure nous fait voyager à travers plusieurs pays (Mali, Tanzanie, Egypte, Varsovie…) pour nous faire découvrir des façons de vivre, d’être ou de penser différentes des nôtres. Sa lecture est un voyage à travers les odeurs, les bruits et les lumières du monde. L’auteure est vraiment excellente dans la description des ambiances. Très instructif, drôle ou profond, selon les cas. A lire absolument !

ZAMOR, LE NEGRE REPUBLICAIN

Un roman historique.

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Zamor… Il n’aura laissé qu’un vague souvenir, un certain malaise même.  Enfant indien, on l’arracha aux siens pour l’offrir à la favorite du roi de France, ce pays inconnu et si lointain. Il connut les ors de Versailles et les moulures de Louveciennes à l’ombre de Madame du Barry.
    Advint la révolution et avec elle l’opportunité de prendre en main sa destinée. Certains choix et certaines amitiés ne seront pas sans conséquences. Celui qu’on appelait « le nègre de la Dubarry » devint alors le nègre républicain portant même le surnom peu glorieux de l’ami Zamor.
    Mais qui était vraiment Louis-Benoît Zamor ?
    Après le succès de son premier ouvrage Rosalie Lamorlière, dernière servante de Marie-Antoinette, Ludovic Miserole nous invite à nouveau à rencontrer un personnage méconnu de notre histoire. Avec un talent indéniable, il combine la vérité historique, puisée minutieusement dans les sources, et l’invention, autrement dit, il marie subtilement histoire et fiction pour mettre en scène un passé révolu. Derrière le portrait de Zamor se dessine, en filigrane, celui des héros – les grands, que nous connaissons, comme les anonymes, les « humbles » qui ont œuvré dans l’ombre – d’une France révolutionnaire et postrévolutionnaire.
  • L’auteur : Ludovic Miserole est un auteur de roman historique qui s’est fait une spécialité de l’évocation de personnages d’arrière-plan ayant été liés avec des personnages historiques de premier plan, au XVIIIe siècle. Après Rosalie Lamorlière, dernière servante de Marie-Antoinette, Ludovic Miserole évoque Zamor, Indien originiare du Bengal, longtemps tenu pour un Africain et offert à l’âge de 10 ans par Louis XV à Madame Du Barry.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Ce livre raconte son parcours entre vérité historique et fiction, lorsqu’il est devenu « le nègre républicain ». Une page de la Révolution pas toujours reluisante, avec ses certitudes et ses contradictions. Bien écrit, ce livre mérite que l’on s’intéresse à tous ces personnages connus et anonymes qui ont participé à l’histoire de France. J’ai été intrigué par l’histoire de ce personnage « Louis-Benoît » Zamor qui fut offert à la Comtesse du Barry par le Roi Louis XV. L’auteur nous plonge dans les conflits d’intérêts de cette période trouble pendant laquelle il ne valait mieux pas se retrouver face au tribunal révolutionnaire, les rouages de la justice, la vie dans les prisons (nous y retrouvons Rosalie…), la chasse aux contre-révolutionnaires.
    Ce roman est peuplé de petites gens, chacun venant apporter un éclairage que Miserole connaît bien. Lu en un dimanche, passionnant, très bien écrit, ce livre est une pépite !

LES PIRATES DE L’ESCROC GRIFFE

Fantasy

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…
  • L’auteur : Né en 1977, Jean-Sébastien Guillermou, historien de formation et passionné d’archéologie, a grandi au bord de la Méditerranée, rêvant de pirates et d’univers parallèles. Plus tard, il a visité des pays et des cultures aussi éloignés que le Sahara, la Jordanie ou le Japon. Il vit actuellement en Lorraine.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une véritable aventure ! On n’a pas le temps de s’ennuyer, tout ce passe très vite, trop vite peut-être ?  Tous les personnages sont très originaux et très bien décrits. Une première oeuvre surprenante avec une imagination débordante, un univers d’une très belle poésie. Mon seul petit bémol est que les événements s’enchaînent si vite et soient si nombreux. On n’a pas assez de temps pour profiter des sublimes paysages et des personnages secondaires, qui disparaissent trop tôt de la narration. Bien écrit, au ton vif, à l’intrigue prenante et aux personnages extrêmement attachants. Je ne peux que vous conseiller de partir à la découverte des mers Turquoises avec cet équipage hors du commun.
    Un auteur à découvrir, à lire et à relire pour les petits, mais aussi pour les plus grands. Je le recommande vivement !

LES MYSTERES DE LOT ET GARONNE

Histoires insolites

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Le résumé de Daniel Telliez : S’il est une contrée singulière et mystérieuse, c’est bien celle de Lot-et-Garonne. Ici vécurent Nostradamus, Henri IV, Jean-François Bladé, Jasmin.

Le catharisme y naquit, les Templiers s’y implantèrent très fortement, la guerre de Cent Ans y démarra, à Saint-Sardos. Les vrais résistants à Jules César ne furent pas Astérix et Obélix, mais les Sotiates, peuplade gauloise et gasconne du sud du département, dont la capitale, Sos, est aujourd’hui la sentinelle séparant les Landes du Lot-et-Garonne.
On trouve ici des lacs sans fonds, des châteaux mystérieux, des maisons étranges, des chemins millénaires, des histoires invraisemblables, des sabbats effrayants, des graffitis incompréhensibles, des trésors à foison et des lieux-dits pour le moins curieux.
Le soir, à la veillée, des vieillardes espiègles racontent des récits drolatiques ou terrifiants propres à intriguer l’assemblée qui les écoute et à faire claquer des dents les petites filles que le loup nargue.
Les auteurs : Anne-Charlotte Delangle et Michel Gardère sont tous les deux journalistes. Leur dernier roman, La Femme sauvage, est paru aux Presses de la Cité en 2011. Anne Charlotte Delangle, aujourd’hui chroniqueuse judiciaire à La Dépêche du Midi, a travaillé longtemps en qualité de reporter pour le journal Confluent, qui fut le magazine du conseil général de Lot-et-Garonne. Elle y a raconté l’histoire de la quasi-totalité des villages du département.
Elle a publié Le Bassin d’Arcachon d’antan à travers la carte:  postale ancienne chez HC Editions, en 2011. Michel Gardère a été l’un des journalistes de terrain du Petit Bleu, quotidien départemental. Lui aussi a sillonné le département en tous sens. Il a notamment écrit Le Guide du Lot-et-Garonne aux Editions Gallimard (2000), Le Lot-et-Garonne en l’an 1000 aux Editions Fayard (2000), et Le Dico du Lot-et-Garonne chez Edito (2005).
Ce que Daniel Telliez en pense : Forcément, une fois n’est pas coutume, je suis parti pris 🙂
Ce livre n’a aucune prétention littéraire, les deux journalistes locaux aiment faire partager leur connaissance de la région. Ils soulèvent des points surprenants, des phénomènes encore non expliqués avec beaucoup d’humour, des détails passionnants. Une écriture soignée et experte. Un ouvrage complet, tant par son aspect historique qu’anecdotique. Je le recommande pour les passionnés d’histoire, d’anedotes insolites ou pour les amoureux du Lot et Garonne.