Archives mensuelles : novembre 2016

LES GENIES DE L’ARNAQUE

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Comment vendre de faux Toulouse-Lautrec presque aussi cher que des vrais – en toute légalité ? Comment obtenir d’un souverain étranger plusieurs centaines de dollars pour des lunettes de soleil bon marché ? Comment trouver acquéreurs pour des appartements de deux ou trois pièces…
    au Paradis ? Avec son fabuleux talent de conteur, l’animateur-vedette de télévision et de radio, auteur des Dossiers extraordinaires et de L’Année criminelle, nous fait revivre ici quatre-vingts histoires authentiques qui sont autant de chefs-d’œuvre de l’escroquerie. Chefs-d’œuvre ? Oui, le mot n’est pas trop fort, même si la morale est loin d’être toujours sauve. Ces  » génies de l’arnaque nous fascinent par leur astuce et par leur audace, en même temps qu’ils tendent un miroir à la bêtise et à la crédulité humaines.
  • L’auteur : Pierre Bellemare, né le 21 octobre 1929 à Boulogne-Billancourt est un écrivain, homme de radio, animateur et producteur de télévision français. Son père vendait des livres d’art.Introduit par Pierre Hiegel en 1948 dans une société privée de radiodiffusion, Radio Service, il devient régisseur puis metteur en ondes. Dès 1954, il produit et anime des émissions nombreuses, à la radio et à la télévision. Il commence par Radio Luxembourg, puis rejoint Europe n°1 en 1954. En 1955, Jacques Antoine lui propose d’animer l’émission Vous êtes formidables. Après cela, le succès ne va plus se démentir : La Tête et les jambes, Pas une seconde à perdre, Les Dossiers extraordinaires, Les Dossiers d’Interpol, Histoires vraies etc. Au cours de sa longue carrière, il fera, comme animateur et comme producteur des émissions pour tous les postes périphériques, pour l’ORTF, Antenne 2, TF1 et FR3, M6, les chaines du câble…

    En 1958 il fonde la société de production TECIPRESS (Télé / cinéma / presse). Pierre Bellemare « raconte des histoires » insolites lors de ses émissions radiophoniques. S’associant à d’autres journalistes ou écrivains dont Marie-Thérèse Cuny, il a publié une quarantaine de recueils de récits extraordinaires : C’est arrivé un jour, Suspens, L’Année criminelle, Les Amants diaboliques, Les Dossiers d’Interpol, Histoires vraies etc. Beaucoup de ces récits sont glanés dans les dossiers historiques de la presse quotidienne d’Outre-Manche, où le genre fait partie de la tradition. Pierre Bellemare présente Les enquêtes impossibles, sur RTL9, tous les samedis soirs, émission présentant mystères et étrangetés.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Des génies de l’arnaque face à des génies dans la bêtise, tant certaines histoires sont à peine croyables. Certaines arnaques sont géniales, d’autres tellement grosses qu’on se demande comment elles ont pu fonctionner, et enfin, quelques-unes m’ont fait rire à haute voix.Ça se lit rapidement, un peu coupures de presse sur les bords, mais Bellemare romance juste ce qu’il faut pour que ce soit agréable à lire.

    Même si on se doute que parfois il invente un peu en rajoutant des détails aux personnages, ou des traits de caractères, des lignes de dialogues, qu’il rajoute un peu de piment en somme, c’est avant tout réjouissant de lire un tel récapitulatif des arnaques.

Le centre d’appel

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  • Le résumé de Daniel Telliez : A partir d’un centre d’appel délocalisé, une bouleversante histoire d’aujourd’hui se noue entre des êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer Constantine, téléphoniste à Dakar ; Aimé, qui n’en peut plus de vendre ses contrats d’assurance; Luc, handicapé coincé dans sa banlieue et Ali, qui vit sous le soleil de Dieu. Métissage du monde, abolition des frontières, course au rendement, vies marquées par la solitude et les inégalités : de Dakar à Paris, José Frèches nous révèle ici une nouvelle facette de son exception. nel talent de conteur populaire !
  • L’auteur : José Frèches vit dans sa prime jeunesse le plus souvent à l’étranger, comme son père professeur de lycée puis d’université. Installé en France, en 1967, il débute à Aix-en-Provence ses études d’histoire de l’art et, en 1970, il est reçu premier au concours de conservateur de musées de France.Il est d’abord conservateur de la section Chine au musée Guimet. Passé ensuite par le Louvre, le musée de Grenoble et l’Inspection des Musées de province, il intègre après son service militaire l’ENA d’où il sort en 1978 comme conseiller à la Cour des Comptes. Il devient ensuite directeur-adjoint de la communication de la Ville de Paris auprès de Jacques Chirac. Dans ces fonctions, il lance le câble et crée la Vidéothèque de Paris. De 1986 à 1988, il est conseiller au cabinet de Jacques Chirac, Premier ministre. Il y est en charge de l’audiovisuel et de la presse. Il s’occupe ainsi de la privatisation de TF1. De 1988 à 1990, il est directeur à Canal+, avant de rejoindre Pierre Fabre, le fondateur des laboratoires pharmaceutiques et parapharmaceutiques du même nom. De 1998 à 2000, il est PDG du groupe de presse Midi libre. En 2007, il rejoint l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle, en charge, avec François de La Brosse, de la communication et de l’édition du site internet de campagne et en particulier de la NSTV, la chaine vidéo du site. Il écrit de nombreux romans qui se déroulent dans la Chine millénaire et qui connaissent un très grand succès de vente. Ses best-sellers (« Le Disque de jade », « L’Impératrice de la soie », « L’Empire des larmes »), parus dans de nombreux pays, ont fait de lui le grand romancier de la Chine ancienne. Auteur également d’une biographie romancée de Bouddha (« Moi, Bouddha »).
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Constantine est sénégalaise et travaille à Dakar, dans un centre d’appel. Elle est la petite amie de Robert Ali depuis peu. Elle pense être amoureuse de lui. Lui est éperdument amoureux d’elle et souhaite pouvoir l’épouser, et peut-être même assez rapidement. Constantine est téléprospectrice pour les assurances-vie Aurore Assurance. Tous les jours elle espère décrocher un « prospect » qui lui permettra peut-être d’être titularisée et d’aider sa mère à faire face aux besoins quotidiens. Arrive le jour où elle appelle à Paris une certaine Mme Verchère. Mais c’est Luc, le fils, qui décroche. Ce dernier tombe sous le charme de cette voix si douce et commence à rêver d’une rencontre avec cette Lucile, prénom professionnel donné à Constantine par le responsable du centre d’appel. Pour pouvoir garder Lucile le plus longtemps possible au bout du fil, Luc va chercher diverses façons et notamment accepter de s’assurer chez Aurore. A partir de ce moment-là entre en scène Aimé, le commercial d’Aurore Assurance qui est chargé de rencontrer Luc pour lui faire signer son contrat. Voici les 4 personnages principaux du récit. Robert Ali est toutefois celui qui est le moins présent durant ce roman. En bref cette histoire raconte le lien de 4 personnes à partir d’un simple coup de fil émanant d’un centre d’appel à Dakar.Ce livre est donc une histoire à quatre voix dont les différents personnages sont liés à un centre d’appel. Ce genre de centre a pour but de« procéder à la prospection systématique de l’annuaire téléphonique » pour des sociétés de services françaises. Bien souvent ces centres sont délocalisés en Afrique du Nord, et ici au Sénégal, pour des raisons de coût salarial. Il m’a semblé dans un premier temps entrer dans un roman d’anticipation où les « correspondants » se transforment en « prospects » dès lors que leur entretien téléphonique devient un « coup de fil abouti » (quand il dépasse les trente secondes fatidiques). Un espace où la « part variable » des opérateurs est calculée en fonction du nombre de ces « coups de fils aboutis ». Un monde surréaliste déshumanisé où il n’est question que de rendement et de performance. L’auteur joue avec les stéréotypes,les idées toutes faites, on voit combien l’humanité est fragile et grave, combien nos choix peuvent avoir des implications.C’est un roman critique de la société moderne où l’abus de pouvoir est mis en avant. Un joli roman avec des personnages touchants, abîmés par la vie. le récit nous offre une peinture douce amère de la société, qu’elle soit africaine ou française. Je le recommande.

La septième victime

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Anastasia Karmenskaïa, officier de la police de Moscou, est invitée à une émission télévisée en direct sur « Les femmes aux métiers extraordinaires » il faut dire qu’en Russie elles sont en tout et pour tout 3 officiers dans la brigade criminelle. Nastia convainc son amie Tatiana, juge d’instruction et auteur de romans policiers populaires, de la suivre dans l’aventure… A quelques minutes de la fin de l’émission, juste derrière un spectateur occupé à poser une question à Nastia, surgit une pancarte : « Puisque tu es si intelligente, devine où tu vas rencontrer la mort ». Quelques jours plus tard, Nadia, 42 ans, ancienne ballerine devenue alcoolique, est invitée chez Le Malade, ce drôle de type qui lui avait demandé de payer un gamin pour brandir la pancarte pendant l’émission, moyennant une somme rondelette. Il a l’air riche, même s’il est étrange, et Nadia se prend à rêver… Elle sera retrouvée morte peu après, dans la banlieue de Moscou, dans un bois. Qui peut bien menacer Nastia et Tatiana, et se débarrasser des témoins avec autant de brutalité ? Est-ce une vengeance ? Un amant éconduit, un délinquant fraîchement libéré ? Celui qu’elles ont surnommé Le Plaisantin est très sérieux. Il multiplie les victimes en laissant des indices derrière lui, comme pour narguer les enquêteurs. Pour éviter de devenir la septième victime, Nastia devra d’abord surmonter sa peur. Et si, malgré toute son intelligence, elle n’était pas à la hauteur de ce Plaisantin si mal nommé ?
  • L’auteure : Alexandra Marinina (Marina Anatolyevna Alexeyeva) est née dans une famille de juristes. Diplômée de jurisprudence, elle entre dans la police moscovite au sein de laquelle elle atteint le grade de lieutenant-colonel, et exerce pendant vingt ans les fonctions de criminologue au Ministère de l’Intérieur. Elle démissionne en 1996 pour se consacrer à sa carrière d’auteur.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Avec 25 polars au compteur, dont une petite dizaine seulement a été traduite en français, l’ancienne gradée de la milice de Moscou, reconvertie romancière, est une stakhanoviste qui écrit plus vite que son ombre. Son style s’en ressent d’ailleurs. Je ne connaissais pas cette auteure et c’est une très bonne découverte. En premier, la découverte de Moscou, de son univers, des difficultés et des atouts d’une société bien différente de la notre. C’est toujours agréable quand un policier nous plonge dans un univers qu’on ne connaît pas, qu’on apprend à découvrir.  La 7e victime est l’un des meilleurs livres de Marinina, parmi ceux parus en France, essentiellement pour ses aspects sociologiques et psychologiques. J’ai été un peu déçu par la fin mais ça reste un bon roman.

Appels téléphoniques

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Un vieil écrivain argentin exilé en Espagne, rongé par la disparition de son fils, survit à force de concours littéraires.
    Une ancienne star du porno, agonisante dans une clinique de Nîmes se souvient de son amour pour Jack, atteint du sida. Un adolescent un peu marginal rencontre à Mexico un homme énigmatique, qui pourrait être un tueur, et se lie d’amitié avec lui. Un engagé espagnol, envoyé sur le front russe lors de la Seconde Guerre mondiale, se fait capturer par les partisans et, sous la torture, découvre que l’art sauve. Un écrivain sans talent, que tout semblait destiner à la collaboration, sauve de la déportation des hommes de lettres qui l’ignorent. En quatorze récits, fragments de biographies, d’autobiographie ou d’auto-fiction, Roberto Bolano compose un puzzle drôle et émouvant où nous est rappelé le caractère énigmatique de la condition humaine.
  • L’auteur : Roberto Bolaño est un poète et romancier chilien.Après avoir vécu au Mexique (depuis 1968) il retourne dans son pays d’origine au moment du coup d’État d’Augusto Pinochet (en 1973). Il y sera brièvement incarcéré. Revenu au Mexique en 1974, il fonde « l’infraréalisme », groupe littéraire d’avant-garde héritier de Dada et de la Beat Generation, entre autres.Vers la fin des années 70, il s’installe à Blanès, un village situé près de Barcelone, avec son épouse catalane et ses enfants, et exerce divers métiers, tels que vendeur de bijoux ou veilleur de nuit dans un camping. Il faut attendre le milieu des années 90 pour que son œuvre soit reconnue et qu’il soit perçu comme l’une des figures les plus importantes de la littérature hispano-américaine. « Héritier hétérodoxe de Borges, de Cortazar, de Artl, d’Onetti, à la fois poète et romancier, il saisit à bras le corps la littérature et l’histoire de sa génération, et est passé maître du brassage des registres, situations et personnages. » (Christian Bourgois). Il a reçu en 1997 le prix le plus important de son pays, le Prix Herralde en 1998, et le Prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d’Amérique latine, en 1999. Malade, il attendait une greffe du foie quand il est mort à Barcelone en 2003.
  • Ce que Daniel Telliez en pense :  14 nouvelles plutôt mélancoliques évoquant le sexe, les amours qui finissent, la prison, la folie, difficulté d’écrire…Ce recueil de Roberto Bolano, entre Chili et Espagne recèle des petits bijoux. La nouvelle  Enrique Martin est dédiée à Enrique Vila-Matas, mais c’est la nouvelle intitulée « Une aventure littéraire » qui m’a enthousiasmé. Cette nouvelle relate la relation entre deux écrivains. Un recueil émouvant sur les détours de la vie et de l’esprit. Les nouvelles de BOLAÑO sont souvent bizarres, parfois stupéfiantes, toujours touchantes. A lire.

C’est ainsi

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Mécanicien de son état, Patrick Oxtoby, jeune homme taciturne et solitaire, profite d’une douloureuse rupture amoureuse pour fuir enfin un étouffant environnement familial, sa précieuse boîte à outils sous le bras. Invité par un lointain cousin garagiste à venir le seconder dans une petite ville côtière d’Irlande, il a pris une chambre avec vue sur la mer dans une pension tenue par Bridget, une jeune veuve qui entretient, avec les deux autres hommes qu’elle loge, des relations placées sous le signe d’une bonne humeur et d’un marivaudage gentiment frivoles qui suscitent chez le nouveau pensionnaire autant de jalousie que de silencieux mépris. Au garage, Patrick se montre sérieux et appliqué, donnant toute satisfaction à son cousin, un homme bienveillant quoique prompt à le mettre souvent au “chômage technique”, sans plus d’explications. Dès lors, perplexe et frustré, le jeune homme se retrouve à errer, solitaire dans un trou perdu et sinistre totalement dépourvu de distractions, à l’exception du café minable où il noue peu à peu une vague relation d’amitié avec Georgia, la jeune serveuse. C’est ce moment (de doute, d’inquiétude et, bientôt, de silencieuse déréliction) que choisit sa mère pour venir lui rendre, impromptue, une “petite visite”. Tétanisé par l’irruption dans sa nouvelle existence, tout décevante soit-elle, d’une figure maternelle dont il a honte, mais incapable d’exprimer les sentiments qui l’agitent, Oxtoby s’efforce de supporter cette intrusion du mieux qu’il peut cependant que la mère, indiscrète, encombrante, caquète et monologue, retraçant les grandes lignes d’un roman familial sur lequel on comprend aisément que le jeune homme ait désiré tirer un trait aussi définitif que possible. Sa mère enfin partie, Patrick espère retrouver ses marques mais une petite soirée festive organisée un soir par Bridget à la pension sous la pression des deux autres locataires déclenche la catastrophe : heurté dans ses sentiments inconscients pour la jeune femme, écœuré par l’horreur de la vulgarité masculine et l’accablante veulerie féminine dont il croit découvrir un édifiant aperçu ce soir-là, le mutique exilé opère un tragique passage à l’acte. Dans la cellule où il attend son procès, il a pour compagnon un certain Gardam, criminel endurci qui, se sachant “condamné à tuer”, se laisse obséder par l’idée du suicide. Gardam, le dur, considère “Ox” comme un assassin-amateur et se moque des craintes que celui-ci exprime quant au verdict qui va être prononcé à son encontre, incitant le jeune homme à mettre sa foi dans une relative et probable clémence des jurés. Mais, au moment du procès, le jeune homme se voit lâché par ses parents (notamment par son père) qui portent contre lui le plus accablant des témoignages et l’abandonnent à sa descente aux enfers dans l’univers carcéral. Récit bouleversant de l’échec infligé à un individu dans sa tentative désespérée pour changer de vie, C’est ainsi est un roman aussi puissant que perturbant où M. J. Hyland, dans le style épuré et percutant qui caractérise son écriture, met brillamment à contribution l’expérience de juriste et d’avocate qui a été la sienne. Fidèle à l’exploration des territoires de la solitude et de l’inadaptation déjà à l’œuvre dans ses deux premiers romans (Le Voyage de Lou et Dans tes yeux, finaliste du Man Booker Prize 2006) également publiés chez Actes Sud, M.J. Hyland brosse, à travers son protagoniste, le portrait d’une société impitoyable à l’égard des individus dont une longue indigence affective a rendu le langage inaudible, et qu’elle a durablement privés de toute possibilité de rencontrer enfin l’Autre, d’assouvir quelque aspiration que ce soit à faire communauté faute de savoir créer un lien avec leurs semblables.
  • L’auteur : Née en 1968 à Londres, de parents irlandais, M. J. Hyland a passé son enfance à Dublin et fait ses études supérieures (Lettres et Droit) à l’université de Melbourne, en Australie. Elle a, pendant plusieurs années, exercé la profession d’avocate. Son premier roman, Le Voyage de Lou (Actes Sud, 2005 ; Babel n° 1092 à paraître en février 2012), a figuré sur la dernière liste du Commonwealth Writers’ Prize 2003 et a été couronné, la même année, par le prix du Meilleur Jeune romancier australien. Son deuxième roman, Dans tes yeux (Actes Sud, 2006), chaleureusement salué par J. M. Coetzee, a figuré sur la dernière liste du prestigieux Man Booker Prize 2006. M. J. Hyland vit aujourd’hui en Angleterre, où elle anime des ateliers d’écriture au Centre for New Writing de l’Université de Manchester.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : C’est un roman au style abrupte. On sent un jeune homme perdu, replié sur lui-même et ayant du mal à communiquer. Ce qui le conduira à l’acte fatal non prémédité mais prouvant tout son désarroi. Ce roman est le portrait de deux hommes qui ont commis un meurtre mais qui seraient bien incapable de plaider coupable car ils ne comprennent ni n’expliquent leur geste. Une tragédie digne de Sophocle où la lente descente spiralée d’un mésadapté chronique.  La fin reste ouverte, et c’est tant mieux. On lui souhaite, une fois la dernière page tournée, tout le bonheur qu’il a fini par mériter. Une réflexion approfondie sur l’âme humaine, sur le tournant que peut prendre une vie… Je le conseille vivement !