Ma cabine téléphonique africaine

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  • Le résumé de Daniel Telliez : L’histoire de Bina, postier malien, courageux et débrouillard, qui a fait de Lieve Joris son (involontaire) sponsor et lui a dédié sa cabine téléphonique, inaugure ici une série de récits consacrés à l’Afrique (Mali, Congo, Tanzanie, Sénégal), au Proche-Orient (Égypte, Syrie) et à l’Europe de l’Est (Hongrie, Pologne en compagnie de l’écrivain Ryszard Kapuscinski). Comme toujours chez Lieve Joris, on est frappé par la densité des rencontres. Sans s’attarder sur les circonstances de ses voyages, elle privilégie la compréhension des destins. Curieuse, empathique, laissant le temps la rendre familière à ses interlocuteurs, l’auteure promène un regard attentif, toujours respectueux. Elle n’est jamais dupe mais elle n’est jamais juge. Les lieux où elle fait étape sont parfois sous le choc de bouleversements violents. La survie et la débrouille sont de règle. Par ce recueil où sont rassemblés de multiples portraits, Lieve Joris nous fait saisir à quel point les gens qu’elle croise, dispersés sous toutes les latitudes, luttent pour se construire, dans un champ d’obstacles, une vie digne des pages chaleureuses qu’elle leur consacre.
  • L’auteure : Lieve Joris née le (14 juin 1953 à Neerpelt, Belgique) est un écrivain belge de langue néerlandaise qui vit aux Pays-Bas depuis les années 70. Elle s’est spécialisée dans les récits de voyage – surtout en Afrique et au Moyen-Orient.

    Ses récits décrivent avec compassion mais sans complaisance la vie souvent difficile au Congo, au Mali ou en Syrie, etc. Chaque ouvrage nous fait partager ses impressions et ses observations avec un ton lucide et engagé.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : Voici de courts récits passionnants, une vraie voyageuse qui nous communique ses expériences de séjours mais pas en hôtel club ! Dans ce très beau recueil de nouvelles, l’auteure nous fait voyager à travers plusieurs pays (Mali, Tanzanie, Egypte, Varsovie…) pour nous faire découvrir des façons de vivre, d’être ou de penser différentes des nôtres. Sa lecture est un voyage à travers les odeurs, les bruits et les lumières du monde. L’auteure est vraiment excellente dans la description des ambiances. Très instructif, drôle ou profond, selon les cas. A lire absolument !

ZAMOR, LE NEGRE REPUBLICAIN

Un roman historique.

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Zamor… Il n’aura laissé qu’un vague souvenir, un certain malaise même.  Enfant indien, on l’arracha aux siens pour l’offrir à la favorite du roi de France, ce pays inconnu et si lointain. Il connut les ors de Versailles et les moulures de Louveciennes à l’ombre de Madame du Barry.
    Advint la révolution et avec elle l’opportunité de prendre en main sa destinée. Certains choix et certaines amitiés ne seront pas sans conséquences. Celui qu’on appelait « le nègre de la Dubarry » devint alors le nègre républicain portant même le surnom peu glorieux de l’ami Zamor.
    Mais qui était vraiment Louis-Benoît Zamor ?
    Après le succès de son premier ouvrage Rosalie Lamorlière, dernière servante de Marie-Antoinette, Ludovic Miserole nous invite à nouveau à rencontrer un personnage méconnu de notre histoire. Avec un talent indéniable, il combine la vérité historique, puisée minutieusement dans les sources, et l’invention, autrement dit, il marie subtilement histoire et fiction pour mettre en scène un passé révolu. Derrière le portrait de Zamor se dessine, en filigrane, celui des héros – les grands, que nous connaissons, comme les anonymes, les « humbles » qui ont œuvré dans l’ombre – d’une France révolutionnaire et postrévolutionnaire.
  • L’auteur : Ludovic Miserole est un auteur de roman historique qui s’est fait une spécialité de l’évocation de personnages d’arrière-plan ayant été liés avec des personnages historiques de premier plan, au XVIIIe siècle. Après Rosalie Lamorlière, dernière servante de Marie-Antoinette, Ludovic Miserole évoque Zamor, Indien originiare du Bengal, longtemps tenu pour un Africain et offert à l’âge de 10 ans par Louis XV à Madame Du Barry.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Ce livre raconte son parcours entre vérité historique et fiction, lorsqu’il est devenu « le nègre républicain ». Une page de la Révolution pas toujours reluisante, avec ses certitudes et ses contradictions. Bien écrit, ce livre mérite que l’on s’intéresse à tous ces personnages connus et anonymes qui ont participé à l’histoire de France. J’ai été intrigué par l’histoire de ce personnage « Louis-Benoît » Zamor qui fut offert à la Comtesse du Barry par le Roi Louis XV. L’auteur nous plonge dans les conflits d’intérêts de cette période trouble pendant laquelle il ne valait mieux pas se retrouver face au tribunal révolutionnaire, les rouages de la justice, la vie dans les prisons (nous y retrouvons Rosalie…), la chasse aux contre-révolutionnaires.
    Ce roman est peuplé de petites gens, chacun venant apporter un éclairage que Miserole connaît bien. Lu en un dimanche, passionnant, très bien écrit, ce livre est une pépite !

LES PIRATES DE L’ESCROC GRIFFE

Fantasy

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…
  • L’auteur : Né en 1977, Jean-Sébastien Guillermou, historien de formation et passionné d’archéologie, a grandi au bord de la Méditerranée, rêvant de pirates et d’univers parallèles. Plus tard, il a visité des pays et des cultures aussi éloignés que le Sahara, la Jordanie ou le Japon. Il vit actuellement en Lorraine.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Une véritable aventure ! On n’a pas le temps de s’ennuyer, tout ce passe très vite, trop vite peut-être ?  Tous les personnages sont très originaux et très bien décrits. Une première oeuvre surprenante avec une imagination débordante, un univers d’une très belle poésie. Mon seul petit bémol est que les événements s’enchaînent si vite et soient si nombreux. On n’a pas assez de temps pour profiter des sublimes paysages et des personnages secondaires, qui disparaissent trop tôt de la narration. Bien écrit, au ton vif, à l’intrigue prenante et aux personnages extrêmement attachants. Je ne peux que vous conseiller de partir à la découverte des mers Turquoises avec cet équipage hors du commun.
    Un auteur à découvrir, à lire et à relire pour les petits, mais aussi pour les plus grands. Je le recommande vivement !

LES MYSTERES DE LOT ET GARONNE

Histoires insolites

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Le résumé de Daniel Telliez : S’il est une contrée singulière et mystérieuse, c’est bien celle de Lot-et-Garonne. Ici vécurent Nostradamus, Henri IV, Jean-François Bladé, Jasmin.

Le catharisme y naquit, les Templiers s’y implantèrent très fortement, la guerre de Cent Ans y démarra, à Saint-Sardos. Les vrais résistants à Jules César ne furent pas Astérix et Obélix, mais les Sotiates, peuplade gauloise et gasconne du sud du département, dont la capitale, Sos, est aujourd’hui la sentinelle séparant les Landes du Lot-et-Garonne.
On trouve ici des lacs sans fonds, des châteaux mystérieux, des maisons étranges, des chemins millénaires, des histoires invraisemblables, des sabbats effrayants, des graffitis incompréhensibles, des trésors à foison et des lieux-dits pour le moins curieux.
Le soir, à la veillée, des vieillardes espiègles racontent des récits drolatiques ou terrifiants propres à intriguer l’assemblée qui les écoute et à faire claquer des dents les petites filles que le loup nargue.
Les auteurs : Anne-Charlotte Delangle et Michel Gardère sont tous les deux journalistes. Leur dernier roman, La Femme sauvage, est paru aux Presses de la Cité en 2011. Anne Charlotte Delangle, aujourd’hui chroniqueuse judiciaire à La Dépêche du Midi, a travaillé longtemps en qualité de reporter pour le journal Confluent, qui fut le magazine du conseil général de Lot-et-Garonne. Elle y a raconté l’histoire de la quasi-totalité des villages du département.
Elle a publié Le Bassin d’Arcachon d’antan à travers la carte:  postale ancienne chez HC Editions, en 2011. Michel Gardère a été l’un des journalistes de terrain du Petit Bleu, quotidien départemental. Lui aussi a sillonné le département en tous sens. Il a notamment écrit Le Guide du Lot-et-Garonne aux Editions Gallimard (2000), Le Lot-et-Garonne en l’an 1000 aux Editions Fayard (2000), et Le Dico du Lot-et-Garonne chez Edito (2005).
Ce que Daniel Telliez en pense : Forcément, une fois n’est pas coutume, je suis parti pris 🙂
Ce livre n’a aucune prétention littéraire, les deux journalistes locaux aiment faire partager leur connaissance de la région. Ils soulèvent des points surprenants, des phénomènes encore non expliqués avec beaucoup d’humour, des détails passionnants. Une écriture soignée et experte. Un ouvrage complet, tant par son aspect historique qu’anecdotique. Je le recommande pour les passionnés d’histoire, d’anedotes insolites ou pour les amoureux du Lot et Garonne.

Des millions de larmes et de rire

On peut renaître après avoir tout perdu…

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Une femme vient de perdre son enfant à naître. Pour l’aider à émerger de la profonde mélancolie dans laquelle elle demeure plongée, son mari la persuade de laisser le fardeau de son épreuve derrière elle et de partir avec lui redécouvrir les lieux magiques, sensuels et lumineux où ils ont été heureux ensemble, la Thaïlande, l’Italie et Hawaii… Trois escales d’un voyage qui est aussi, surtout, le cheminement intérieur pour renouer pas à pas avec le plaisir, la joie, l’amour.
    Dans un style moderne et touchant, Karma Brown revisite le roman féminin et rappelle que la vie, tissée de toutes nos larmes et de tous nos rires, vaut la peine qu’on la réinvente. Elle donne aussi à découvrir un roman émouvant à savourer, auquel son dénouement imprévisible inattendu ajoute comme une surprenante pincée d’épices.
  • L’auteur : Karma Brown vit près de Toronto  avec son mari, leur fille et leur facétieux labrador. Quand elle n’écrit pas, elle aime courir, traîner avec sa famille, mettre la pagaille dans sa cuisine, et piocher des idées dans sa bucker list à elle. Des millions de larmes et de rires est son premier roman.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Le thème général du roman n’est pas très joyeux, je vous l’accorde et j’avais un peu peur de m’y plonger.Les chapitres sont courts et se lisent donc très vite, j’ai vraiment eu envie de savoir où toute cette histoire allait nous mener, comment ils allaient réussir à revivre, comment se passerait l’après voyage… L’écriture est efficace et touchante. Avec brio et ingéniosité, elle rappelle à ses lecteurs qu’on peut renaître après avoir tout perdu. Une fin surprenante et excellente. Je conclurai avec un extrait du livre : « la mort laisse un chagrin que nul ne peut guérir, l’amour, un souvenir que nul ne peut ravir ».

Numéro zéro

Un peu déçu…

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  • Le résumé de Daniel Telliez : En 1992, à Milan, six journalistes sont embauchés pour créer un nouveau quotidien qu’on leur promet dédié à la recherche de la vérité. Ils fouillent dans le passé pour composer leur « numéro zéro », et c’est le présent qui leur saute au visage… « L’ombre de Mussolini, donné pour mort, domine tous les événements italiens depuis 1945 » : est-ce là le délire d’un journaliste d’investigation paranoïaque ? Alors, pourquoi le retrouve-t-on assassiné ? Attentats, tentatives de coup d’État, empoisonnements, complots, stratégie de la manipulation, de la désinformation et de la tension : quand tout est vrai, où est le faux ? Umberto Eco nous offre ici la tragédie burlesque de notre temps.
  • L’auteur : Né dans le Piémont en 1932, titulaire de la chaire de sémiotique de l’université de Bologne, Umberto Eco a enseigné à Paris au Collège de France ainsi qu’à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. Il est l’auteur de six romans parmi lesquels le célèbre Nom de la Rose et de nombreux essais, dont Comment voyager avec un saumon et À reculons comme une écrevisse.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Le script s’annonçait alléchant, bien dans la foulée de ce que le maestro nous avait proposé par le passé. Malheureusement, le récit s’enfonce dans les poncifs.Cet ouvrage est très loin d’être le meilleur d’Umberto Eco. Plaisant à lire, mais l’aspect volontairement absurde est au fond assez peu convaincant. J’ai abordé ce roman comme une satire des médias, notamment de la presse écrite.
    L’auteur nous livre une critique ironique et plutôt désabusée de la presse, à travers une poignée de journalistes tocards qui ne fabriquent pas vraiment un journal mais seulement « un numéro zéro ». Pas spécialement séduit mais l’écriture est dynamique et le sujet fait réfléchir sur nos médias.

DES MILLIONS DE REGRETS

Distrayant !

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  • Le résumé de Daniel Telliez : On se retrouvait tous dans un bar qui s’appelait Au Grand Rendez-vous. C’était l’unique bistrot du village. En fait, j’ai toujours considéré que son nom entier, c’était Au Grand Rendez-vous des Prolos. C’était une gargote pas très reluisante, un peu miteuse, un peu comme nous. Tous les vendredis, on tentait notre chance à l’Euro Millions. On jouait une grille « multiple », tous ensemble. Un soir, nos numéros sont sortis. Les cinq chiffres et les deux étoiles. Ce soir-là, nous étions tous là. Il ne manquait que Lucie. C’est elle qui avait notre billet…

 

  • L’auteur : Aurélien Poilleaux est né en 1980. Grand amateur de films noirs et d’intrigues policières, il rêve longtemps de cinéma. Il obtient un diplôme de réalisateur audiovisuel en 2001 et poursuit une carrière dans les mondes aventureux de la télévision et du journalisme pendant une dizaine d’années.

    Aurélien commence par écrire plusieurs courts-métrages. Il en tourne quelques-uns, mais finit par comprendre que la grande majorité de ses histoires ne deviendront jamais des films, et également que la réalisation ne correspond pas vraiment à son caractère. Il se tourne alors vers l’écriture littéraire pour donner vie à ses personnages et à ses intrigues. Cette rencontre avec la nouvelle est un véritable coup de foudre. Aurélien en a écrit une vingtaine. Certaines ont connu un succès encourageant (dont « 99 filles », téléchargée plus de 60 000 fois ou encore « la contemplation de la lune », plus de 55 000 téléchargements). Plusieurs de ses histoires (dont « la contemplation de la lune ») sont publiées dans la collection Pause-nouvelle.

  • Ce que Daniel Telliez en pense : L’histoire est coute, bien écrite et surtout prenante. La naissance d’un vocation….ou comment une succession d événements peuvent changer une vie. Il y a une bonne intrigue. Petit livre qui se lit agréablement. L’histoire policière sans être passionnante se suit avec intérêt. Les personnages sont agreables à suivre. Ce n’est pas le polar du siècle mais c’est plaisant à lire. Pour les amateurs de récits courts.

 

FESTIVAL LISLE NOIR

Le plus gros événement polar du mois de Septembre ! Rendez-vous les 24 et 25 Septembre 2016 à Lisle-sur-Tarn

Aujourd’hui, je ne vous présente pas une des mes lectures mais un festival qui se déroule dans le Tarn à Lisle sur Tarn du 23 au 25 septembre.

Pour sa 2ème édition, LISLE NOIR 2016 fête et reçoit 36 auteurs de romans policiers français et étrangers,  dont le célébrissime R.-J. ELLORY et les écrivains de la LIGUE DE L’IMAGINAIRE.

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LISLE NOIR 2016 fête LE SANG DE LA VIGNE en présence des auteurs de la série, — dont on suivra avec attention leur intronisation au rite de la Dive bouteille—, plus une exposition de la BD tirée de leurs ouvrage.
À paraître fin septembre, le 25ème tome du Sang de la Vigne se passe à Lisle…
Le lancement se fera sur place.

LISLE NOIR 2016 fête aussi la fête, avec de la MUSIQUE, du HIP-HOP, des ateliers BD et scénario, des CAFÉS LITTÉRAIRES, des TABLES RONDES, et les DICTÉES ASSASSINES de Daniel Picouly.

Le jour de son inauguration, LISLE NOIR 2016 fête les mots actuels avec la Championne du monde de SLAM, Clotilde de Brito dont la poésie revigore la langue et l’esprit de la langue.

Enfin, et pour que tout le monde soit de la fête, LISLE NOIR 2016 s’associe à l’action d’HÔPITAL SOURIRE en faveur des enfants malades du Tarn et de leurs parents. Deux fêtes en plus pour vendanger de la générosité :
> une BALADE DANS LES COTEAUX avec des engins pas communs
> une VENTE AUX ENCHÈRES de vins millésimés avec des étiquettes redessinées à la mode du polar.

Je vous recommande vivement ce festival.

 

 

Le sens de l’arnaque James Swain

Un excellent polar !

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Franck Fontaine, sourire aux lèvres, plume tranquillement le casino de l’Acropolis à Las Vegas. Le patron, Nick Nicocropolis, est si inquiet qu’il fait appel à l’ancien flic Tony Valentine pour coincer ce flambeur trop habile. Heureusement pour Nicocropolis, si certains possèdent un sixième sens, Valentine, lui, a le sens de l’arnaque

 

  • L’auteur : James Swain est auteur de romans policiers. Né en 1956 aux Etats-Unis.
    Joueur de cartes professionnel, il est considéré comme l’un des plus grands manipulateurs de cartes au monde. Il a également travaillé comme magicien.
    Funny Money, la suite des aventures de Tony Valentine, est paru au Seuil en 2006.

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense :  Ce policier est une réussite. L’ auteur nous plonge ici dans le monde fascinant et extravagant du jeu et des casinos de Las Vegas et en dévoile l’ envers du décor dans un polar fulgurant et efficace, truffé de rebondissements et d’ action, et dans lequel il fait preuve d’ un humour et d’ un extraordinaire sens du portrait et des dialogues. Le traditionnel flic ou détective privé est remplacé par son héros Tony Valentine, un spécialiste du jeu et de l’ arnaque particulièrement renommé pour son légendaire « sens de l’ arnaque » qui lui permet de guetter et reconnaître les innombrables tricheurs professionnels sévissant dans les plus prestigieux casinos. Ce livre a été récompensé par le Prix CALIBRE 38 en 2006 du Meilleur Roman noir étranger. Je le recommande vivement !

Juré d’assises de P.M ABADIE

Témoignage d’une expérience citoyenne et humaine.

  • Le résumé de Daniel Telliez : Ce livre retrace, à partir d’une expérience personnelle, le vécu d’un juré d assise. Entre les deux séquences, l’ouvrage décrit la liturgie d’un procès telle que la vie un juré au travers de ses droits et devoirs. Il fait bien sûr ressortir aussi l ‘expérience humaine que constitue la vie en vase clos d un jury avec les phénomènes de groupe qui l accompagnent. Mr Abadie insiste, enfin, sur les paramètres qui génèrent et conditionnent « l’intime conviction ».

 

  • L’auteur : P.M ABADIE est né en Septembre 1945. Diplômé de l’université américaine de Yale, de Sciences-Po et de Droit, il a effectué toute sa carrière à la Banque de France. Affecté aux affaires internationales, il a réalisé de nombreuses missions d’assistance technique dans les pays émergents. Sélectionné à quatre reprises pour être juré d’assise, P.M Abadie décrit la liturgie d’un procès dans ce livre témoignage.

 

  • Ce que Daniel Telliez en pense : « Un acteur clandestin » engagé dans une pièce dont « le premier acte débute dans la solennité et le malaise ». C’est ainsi que s’est senti Pierre-Marie Abadie lorsqu’il a siégé pour la première fois en tant que juré à un procès d’assises. P.M Abadie exprime néanmoins à quel point il ne s’agit pas que d’une expérience qui s’arrête au bout des trois semaines et quatre procès qu’il a suivis : « On ne sort pas indemne de cette expérience qui condamne « à perpétuité » à considérer la vie autrement et peut-être les gens différemment aussi. ». L’auteur partage son expérience avec un sens aigu de la description, toutefois, sans oublier l’obligation de réserve des jurés. J’ai néanmoins trouvé que certains passages manquaient de précisions. On reste un peu sur sa « faim ». C’est un ouvrage qui m’a tout de même plu à lire. Je conclurais avec une citation d’André Malraux : « Juger c’est ne pas comprendre, car si l’on comprenait on ne pourrait pas juger. »