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Faux numéro

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  • Le résumé de Daniel Telliez : Pierrette a été invitée à passer les vacances de Pâques avec son amie Lolo, chez la tante de celle-ci, à Deauville. Il y a là Albert, le frère aîné de Lolo, qui est la vraie raison pour laquelle Pierrette est venue, mais soit il ne le sait pas, soit il s’en moque comme de sa première chaussette. Il y a aussi Noé, l’autre frère de Lolo, qui a la particularité de ne prononcer que des moitiés de mots. Et il y a Poussin, la petite sœur de Pierrette. Et Globule, le chien, avec ses nombreuses colonies de puces. C’est tout? Non. Il y a aussi le mystérieux inconnu qui ne cesse de téléphoner chez les voisins, alors que la maison est vide. Pierrette est terriblement intriguée par cette sonnerie incessante. Un jour, elle n’y tient plus, elle se faufile à l’intérieur par une fenêtre restée ouverte et décroche. C’est un petit geste qui va sérieusement chambouler ses vacances.
  • L’auteur : Malika Ferdjoukh est une écrivain français d’origine algérienne.Elle a fait ses études au lycée Rocroy-Saint-Léon, elle a suivit des cours à la Sorbonne. Elle vit à Paris et a travaillé dans un hôpital pour enfants avant de se lancer dans l’écriture. Elle est passionnée de cinéma américain et adore par dessus tout les comédies-musicales, elle écrit des scénarios pour la télé et le cinéma. Elle écrit des romans jeunesse qui sont traduits en une dizaine de langues dont le japonais, l’allemand, l’espagnol, l’italien. Elle est membre de l’Association 813 (Association des Amis des Littératures Policières) et sociétaire de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques (S.A.C.D.).
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Pierrette est une demoiselle de douze ans très attachante. Amoureuse d’Albert, le grand frère de Lolo sa meilleure amie, elle espère en secret qu’il la remarque. Albert occupe toutes ses pensées mais elle ne sait pas trop quoi faire pour qu’il la remarque, d’ailleurs, elle ne sait même pas si il connaît son prénom. Et puis, un jour, une sonnerie de téléphone vient tout changer. Qui peut donc appeler sans cesse chez les voisins pourtant absents? Cela tape tellement sur les nerfs de notre jeune amie que, n’y tenant plus, elle se faufile dans la maison et se risque à répondre. Ce geste va faire basculer ses vacances d’une façon totalement inattendue… J’ai beaucoup aimé ce livre. Si les prénoms ne correspondent plus trop à ceux d’aujourd’hui, cette histoire est universelle et traverse sans mal les générations. L’écriture de Malika Ferdjoukh est toujours aussi agréable et pleine d’amour et ça tombe bien puisque c’est le sujet du livre… Cette lecture est tendre et fraîche. Pierrette illustre si bien l’expression « l’amour rend aveugle »… Elle passerait à côté de ses vacances sans cet élément imprévu et bienvenu.
    Une belle découverte qui réchauffe le coeur en cette période hivernale!

Numéro zéro

Un peu déçu…

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  • Le résumé de Daniel Telliez : En 1992, à Milan, six journalistes sont embauchés pour créer un nouveau quotidien qu’on leur promet dédié à la recherche de la vérité. Ils fouillent dans le passé pour composer leur « numéro zéro », et c’est le présent qui leur saute au visage… « L’ombre de Mussolini, donné pour mort, domine tous les événements italiens depuis 1945 » : est-ce là le délire d’un journaliste d’investigation paranoïaque ? Alors, pourquoi le retrouve-t-on assassiné ? Attentats, tentatives de coup d’État, empoisonnements, complots, stratégie de la manipulation, de la désinformation et de la tension : quand tout est vrai, où est le faux ? Umberto Eco nous offre ici la tragédie burlesque de notre temps.
  • L’auteur : Né dans le Piémont en 1932, titulaire de la chaire de sémiotique de l’université de Bologne, Umberto Eco a enseigné à Paris au Collège de France ainsi qu’à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. Il est l’auteur de six romans parmi lesquels le célèbre Nom de la Rose et de nombreux essais, dont Comment voyager avec un saumon et À reculons comme une écrevisse.
  • Ce que Daniel Telliez en pense : Le script s’annonçait alléchant, bien dans la foulée de ce que le maestro nous avait proposé par le passé. Malheureusement, le récit s’enfonce dans les poncifs.Cet ouvrage est très loin d’être le meilleur d’Umberto Eco. Plaisant à lire, mais l’aspect volontairement absurde est au fond assez peu convaincant. J’ai abordé ce roman comme une satire des médias, notamment de la presse écrite.
    L’auteur nous livre une critique ironique et plutôt désabusée de la presse, à travers une poignée de journalistes tocards qui ne fabriquent pas vraiment un journal mais seulement « un numéro zéro ». Pas spécialement séduit mais l’écriture est dynamique et le sujet fait réfléchir sur nos médias.